[Candidature] Aitlan Clayden
Posté : mer. 02 déc., 2020 7:49 am
- "Le pont qui traverse la Thondroril est en vue."
L'annonce tira de ses songes la petite troupe de cavaliers qui supportait alors depuis déjà trois jours une pluie forte et incessante. L'aube s'annonçait et l'humidité faisait ressortir les odeurs pestilentielles qui émanaient des créatures aux chairs en décomposition de la forêt maudite des Maleterres de l'Ouest et ils allaient maintenant atteindre celles de l'Est ... Cette région était à l'image des monstruosités qu'on pouvait y rencontrer, purulente, infecte.
Les croisés d'argent avaient l'habitude de faire la traversée entre Âtreval et les différentes tours des terres de l'Est, afin de sécuriser le chemin et permettre à leurs frères et sœurs d'œuvrer encore et toujours à la purification de ce territoire maudit mais on pouvait cependant lire l'inquiétude sur certains visages. La pluie était une couverture parfaite pour les non-morts qui ne s'encombraient pas d'avoir besoin d'entendre quoi que ce soit, l'odeur de la chair fraîche suffisait à les attirer.
Mais plus encore, les événements récents avaient fait des Maleterres une passe sans retour. Les morts pullulaient plus qu'auparavant, leur nombre n'avait de cesse de croître et leurs assauts étaient plus fréquents, farouches.
- "Restez aux aguets paladin, ce territoire n'est pas moins hostile qu'il a pu l'être du temps où le Fléau était à son apogée, aujourd'hui."
Alors qu'ils traversaient le pont de pierre aux allures sinistres, le dit paladin, seul parmi la troupe à ne pas porter le tabard de la croisade, se contenta d'acquiescer pour le prêtre qui venait de le mettre en garde. Monté sur un cheval solidement équipé, l'homme arborait une lourde armure de plaques aux bordures dorées. Un longue cape attachée à son plastron le couvrait de la pluie, au même titre que la capuche qui était rabattue sur sa tête et qui ne laissait percevoir que quelques mèches de cheveux. Le lourd marteau de guerre qu'il portait alors à son dos laissait clairement entendre qu'il ne serait pas une proie aisée pour les non-morts.
Le silence retomba alors qu'ils pénétraient sur les terres maudites de l'Est, la pluie tombait toujours mais elle était moins conséquente, le champ de vision des cavaliers grandissait et l'on pouvait désormais entendre le bruit des sabots de leurs montures frappant contre le sol boueux. La première tour était en vue, ce qui les poussa à accélérer l'allure afin d'atteindre leur première halte.
Les gardes en faction leur laissèrent libre passage à la vue de l'emblème de leur ordre sur les tabards des patrouilleurs. Près de la tour mais surtout à l'intérieur, on pouvait alors constater la présence importante de blessés, tous certainement victimes des attaques incessantes des non-morts. Les patrouilleurs ne prolongèrent pas leur halte plus que de nécessaire, était-ce par acquis de conscience ou les cris de leurs frères et sœurs à l'agonie devenaient difficiles à supporter ?
Quoi qu'il en soit, une fois les chevaux ravitaillés et brièvement reposés, ils reprirent la route en direction de la deuxième tour.
Les heures s'écoulèrent et la pluie cessa, laissant place au tumulte d'affrontements proches ... Au bout du chemin, les cavaliers pouvaient distinguer les silhouettes de croisés confrontés à une horde de goules.
- "Nos frères et sœurs sont en mauvaise posture ! AU COMBAT ! CHARGEZ !"
Les montures élancées, ils enfoncèrent les lignes des goules en frappant à flanc des croisés afin de ne pas semer la confusion dans leurs rangs. Les masses et lames des vivants écrasaient et tranchaient les chairs putréfiées des morts qui combattaient avec une effroyable frénésie, dents et griffes parvenaient à arracher les cottes de maille, condamnant alors à une mort certaine ceux qui ne parvenaient pas à s'extirper de leurs griffes.
L'affrontement sembla durer des heures et pourtant, ce n'est qu'au bout d'une quinzaine de minutes que les croisés réussirent à défaire la menace des goules, non sans de lourdes pertes. Le paladin qui n'était alors pas lié à l'ordre observait hommes et femmes tirer les cadavres de leurs frères et sœurs hors du champ d'honneur. Sa masse et son armure étaient couvertes du sang vicié des morts ... Il resta de longues secondes à contempler le macabre spectacle avant de lever les yeux au ciel. Sa capuche ne le couvrait plus désormais, laissant percevoir ses longs cheveux blonds rabattus de chaque côtés de son visage, maintenus en place par la dernière averse mais surtout la sueur des combats récents. Un faible murmure s'échappa alors de sa bouche.
- "Lumière, brilles-tu encore sur cette terre souillée ?"
Il ferma les yeux avant de soupirer et venir prêter main forte aux croisés.
Les cavaliers reprirent leur progression pour atteindre la deuxième tour qui n'était plus bien loin, désormais. On pouvait la voir, trônant sur un surplomb qui laissait percevoir les ruines d'un village en bord de lac. Pour un village en ruine, il était bien vivant, même à cette distance on pouvait percevoir les nombreuses silhouettes des goules et des abominations qui occupaient les lieux. Le temps de se passer un coup d'eau sur le visage, de s'abreuver et de manger quelques maigres provisions que le paladin était alors prêt à partir pour sa destination finale, seul. Il retourna une dernière fois auprès des patrouilleurs qui lui avaient permis d'approcher de son objectif sans encombres.
- "Nos chemins se séparent ici, braves croisés. Je vous remercie de m'avoir permis de vous accompagner durant ce périple, sans vous je n'en serai certainement pas là. Puisse la Lumière vous guider et vous protéger dans les combats à venir."
Le meneur de la troupe, un homme brun et robuste s'avança pour lui répondre.
- "Et puisse les vôtres contribuer à purger le mal qui ronge cette terre depuis maintenant bien trop longtemps. La Lumière soit avec vous, Paladin."
Les adieux faits, le paladin quitta la sécurité de la tour à dos de son destrier afin de poursuivre son voyage, seul. La Lumière semblait veiller sur l'homme tant il ne croisa aucun non-mort pour lui barrer le chemin avant d'approcher des hauts remparts sur lesquels se dressaient les fameux étendards pourpre et or. Stoppant sa monture à une distance respectable, suffisante pour que les sentinelles puissent l'entendre mais assez conséquente pour qu'on ne le distingue par comme une menace. Sa voix porta alors, forte et claire :
- "Je me nomme Aitlan Clayden, je suis Paladin et je viens me joindre à l'Ost Pourpre dans sa reconquête des terres du Nord !"
L'annonce tira de ses songes la petite troupe de cavaliers qui supportait alors depuis déjà trois jours une pluie forte et incessante. L'aube s'annonçait et l'humidité faisait ressortir les odeurs pestilentielles qui émanaient des créatures aux chairs en décomposition de la forêt maudite des Maleterres de l'Ouest et ils allaient maintenant atteindre celles de l'Est ... Cette région était à l'image des monstruosités qu'on pouvait y rencontrer, purulente, infecte.
Les croisés d'argent avaient l'habitude de faire la traversée entre Âtreval et les différentes tours des terres de l'Est, afin de sécuriser le chemin et permettre à leurs frères et sœurs d'œuvrer encore et toujours à la purification de ce territoire maudit mais on pouvait cependant lire l'inquiétude sur certains visages. La pluie était une couverture parfaite pour les non-morts qui ne s'encombraient pas d'avoir besoin d'entendre quoi que ce soit, l'odeur de la chair fraîche suffisait à les attirer.
Mais plus encore, les événements récents avaient fait des Maleterres une passe sans retour. Les morts pullulaient plus qu'auparavant, leur nombre n'avait de cesse de croître et leurs assauts étaient plus fréquents, farouches.
- "Restez aux aguets paladin, ce territoire n'est pas moins hostile qu'il a pu l'être du temps où le Fléau était à son apogée, aujourd'hui."
Alors qu'ils traversaient le pont de pierre aux allures sinistres, le dit paladin, seul parmi la troupe à ne pas porter le tabard de la croisade, se contenta d'acquiescer pour le prêtre qui venait de le mettre en garde. Monté sur un cheval solidement équipé, l'homme arborait une lourde armure de plaques aux bordures dorées. Un longue cape attachée à son plastron le couvrait de la pluie, au même titre que la capuche qui était rabattue sur sa tête et qui ne laissait percevoir que quelques mèches de cheveux. Le lourd marteau de guerre qu'il portait alors à son dos laissait clairement entendre qu'il ne serait pas une proie aisée pour les non-morts.
Le silence retomba alors qu'ils pénétraient sur les terres maudites de l'Est, la pluie tombait toujours mais elle était moins conséquente, le champ de vision des cavaliers grandissait et l'on pouvait désormais entendre le bruit des sabots de leurs montures frappant contre le sol boueux. La première tour était en vue, ce qui les poussa à accélérer l'allure afin d'atteindre leur première halte.
Les gardes en faction leur laissèrent libre passage à la vue de l'emblème de leur ordre sur les tabards des patrouilleurs. Près de la tour mais surtout à l'intérieur, on pouvait alors constater la présence importante de blessés, tous certainement victimes des attaques incessantes des non-morts. Les patrouilleurs ne prolongèrent pas leur halte plus que de nécessaire, était-ce par acquis de conscience ou les cris de leurs frères et sœurs à l'agonie devenaient difficiles à supporter ?
Quoi qu'il en soit, une fois les chevaux ravitaillés et brièvement reposés, ils reprirent la route en direction de la deuxième tour.
Les heures s'écoulèrent et la pluie cessa, laissant place au tumulte d'affrontements proches ... Au bout du chemin, les cavaliers pouvaient distinguer les silhouettes de croisés confrontés à une horde de goules.
- "Nos frères et sœurs sont en mauvaise posture ! AU COMBAT ! CHARGEZ !"
Les montures élancées, ils enfoncèrent les lignes des goules en frappant à flanc des croisés afin de ne pas semer la confusion dans leurs rangs. Les masses et lames des vivants écrasaient et tranchaient les chairs putréfiées des morts qui combattaient avec une effroyable frénésie, dents et griffes parvenaient à arracher les cottes de maille, condamnant alors à une mort certaine ceux qui ne parvenaient pas à s'extirper de leurs griffes.
L'affrontement sembla durer des heures et pourtant, ce n'est qu'au bout d'une quinzaine de minutes que les croisés réussirent à défaire la menace des goules, non sans de lourdes pertes. Le paladin qui n'était alors pas lié à l'ordre observait hommes et femmes tirer les cadavres de leurs frères et sœurs hors du champ d'honneur. Sa masse et son armure étaient couvertes du sang vicié des morts ... Il resta de longues secondes à contempler le macabre spectacle avant de lever les yeux au ciel. Sa capuche ne le couvrait plus désormais, laissant percevoir ses longs cheveux blonds rabattus de chaque côtés de son visage, maintenus en place par la dernière averse mais surtout la sueur des combats récents. Un faible murmure s'échappa alors de sa bouche.
- "Lumière, brilles-tu encore sur cette terre souillée ?"
Il ferma les yeux avant de soupirer et venir prêter main forte aux croisés.
Les cavaliers reprirent leur progression pour atteindre la deuxième tour qui n'était plus bien loin, désormais. On pouvait la voir, trônant sur un surplomb qui laissait percevoir les ruines d'un village en bord de lac. Pour un village en ruine, il était bien vivant, même à cette distance on pouvait percevoir les nombreuses silhouettes des goules et des abominations qui occupaient les lieux. Le temps de se passer un coup d'eau sur le visage, de s'abreuver et de manger quelques maigres provisions que le paladin était alors prêt à partir pour sa destination finale, seul. Il retourna une dernière fois auprès des patrouilleurs qui lui avaient permis d'approcher de son objectif sans encombres.
- "Nos chemins se séparent ici, braves croisés. Je vous remercie de m'avoir permis de vous accompagner durant ce périple, sans vous je n'en serai certainement pas là. Puisse la Lumière vous guider et vous protéger dans les combats à venir."
Le meneur de la troupe, un homme brun et robuste s'avança pour lui répondre.
- "Et puisse les vôtres contribuer à purger le mal qui ronge cette terre depuis maintenant bien trop longtemps. La Lumière soit avec vous, Paladin."
Les adieux faits, le paladin quitta la sécurité de la tour à dos de son destrier afin de poursuivre son voyage, seul. La Lumière semblait veiller sur l'homme tant il ne croisa aucun non-mort pour lui barrer le chemin avant d'approcher des hauts remparts sur lesquels se dressaient les fameux étendards pourpre et or. Stoppant sa monture à une distance respectable, suffisante pour que les sentinelles puissent l'entendre mais assez conséquente pour qu'on ne le distingue par comme une menace. Sa voix porta alors, forte et claire :
- "Je me nomme Aitlan Clayden, je suis Paladin et je viens me joindre à l'Ost Pourpre dans sa reconquête des terres du Nord !"