Lors d'une nuit ou la brume recouvrait les plaines, epaisse comme du coton, une silhouette apparait avance vers le Beffroi. Les gardes en poste se jettent aux remparts, les armes a la main, pour tenter de discerner si une menace approche. Le temps se fige. des arcs sont tendus vers l'exterieur, des regards inquiets sont echanges...
Lentement, la silhouette se revele; un homme seul, blesse, s'approche avec peine des portes.
" Mon nom est Lograin, Je suis humain! Je sais que vous, derriere ces murs, etes aussi humains! laissez-moi entrer!"
Sa voix resonne comme un ordre, clair et direct, mais son apparence est miserable.
Candidature Lograin
Re: Candidature Lograin
Alors qu'il attendait, suite à son ordre, une réaction de l'autre côté du mur, Lograin put entendre distinctement un bruit de sabots sur les remparts. Peut-être se demanda-t-il fugitivement pourquoi les hommes avaient mené un cheval là-haut. Quoi qu'il en soit, il vit très vite apparaitre une paire de cornes, appendices qui surmontaient un visage affable, à la peau bleue, encadré par de longs cheveux bleu nuit et quatre tentacules fins décorés de sobres bijoux. Les yeux sans iris de la créature se posèrent sur l'homme devant la grande porte close, et si l'air était aimable, le ton de la voix était on ne peut plus ferme.
- Bonjour Messire Lograin. Déjà, je ne suis pas humaine, même s'il est vrai qu'il y en a derrière ces murs. Ensuite, vous pénétrez ici en zone militaire et vous ne faites pas partie de notre ordre, et n'êtes pas non plus un invité attendu, donc vous n'avez pas à nous donner des ordres. Mais bon, je comprends qu'avec les trucs qu'on croise dans le coin, vous soyez un peu inquiet de rester dehors !
La draenei avisa alors plus avant la situation de l'homme, et se rendit compte de ses blessures. Son ton se radoucit un peu.
- "Par contre, je vois que vous êtes blessé. Alors, ce qu'on va faire, déjà, c'est que vous allez me dire pourquoi vous êtes venus jusqu'ici, tout seul et à pieds. Ensuite, si vous n'êtes pas hostile, on pourra peut-être soigner vos blessures, sous réserve de nous laisser vos armes."
Elle le regardait tranquillement, mais prête à envoyer un signal aux archers à la moindre menace.
- Bonjour Messire Lograin. Déjà, je ne suis pas humaine, même s'il est vrai qu'il y en a derrière ces murs. Ensuite, vous pénétrez ici en zone militaire et vous ne faites pas partie de notre ordre, et n'êtes pas non plus un invité attendu, donc vous n'avez pas à nous donner des ordres. Mais bon, je comprends qu'avec les trucs qu'on croise dans le coin, vous soyez un peu inquiet de rester dehors !
La draenei avisa alors plus avant la situation de l'homme, et se rendit compte de ses blessures. Son ton se radoucit un peu.
- "Par contre, je vois que vous êtes blessé. Alors, ce qu'on va faire, déjà, c'est que vous allez me dire pourquoi vous êtes venus jusqu'ici, tout seul et à pieds. Ensuite, si vous n'êtes pas hostile, on pourra peut-être soigner vos blessures, sous réserve de nous laisser vos armes."
Elle le regardait tranquillement, mais prête à envoyer un signal aux archers à la moindre menace.
Re: Candidature Lograin
Lograin cracha au sol, maugreant, avant de deposer un sac de voyage au sol. Il relacha ensuite les sangles de ses bandouilleres, laissant tomber un bouclier, et une lourde lame dans un fourreau. Finalement, il ficha dans le sol deux massives haches et lanca un regard noir vers les remparts.
" Voila. Satisfait? Ma monture est morte il y a plusieurs jours. Je suis en pelerinage, je revisites des lieux ou j'ai servi autrefois quand je servais sous le commandant supreme Lothar."
Realisant subitement les questions que ses propos pourraient engendrer, il changea de sujet.
"Je suis originaire de Val-Tempete. Gilneas. Maison des Merovech. Cela ne me derange pas s'il y a plus que des humains ici. C'est ce qu'il y a tout autour qui me derange. Y'a beaucoup de choses qui me derange dans ces contrees, et j'ai besoin de recuperer avant de remedier a cela!'"
" Voila. Satisfait? Ma monture est morte il y a plusieurs jours. Je suis en pelerinage, je revisites des lieux ou j'ai servi autrefois quand je servais sous le commandant supreme Lothar."
Realisant subitement les questions que ses propos pourraient engendrer, il changea de sujet.
"Je suis originaire de Val-Tempete. Gilneas. Maison des Merovech. Cela ne me derange pas s'il y a plus que des humains ici. C'est ce qu'il y a tout autour qui me derange. Y'a beaucoup de choses qui me derange dans ces contrees, et j'ai besoin de recuperer avant de remedier a cela!'"
Re: Candidature Lograin
La jeune draenei regardait l'homme avec un air à la fois surpris et dubitatif. Elle avait déjà croisé des gens peu courtois, mais le spectacle qui se déroulait devant elle était tout de même assez inhabituel. Elle se mit à craindre une sorte de contamination, certaines maladies du coin rendant les gens de plus en plus agressifs avant leur ultime transformation. L'idée sincère de demander aux archers d'abréger les souffrances de pauvre homme avant qu'il ne perdre totalement le contrôle lui passa par la tête, mais elle se ravisa, et, comptant sur l'épaisseur des remparts en cas d'incident, se contenta de répondre, d'une voix toujours ferme, mais dans laquelle on pouvait sentir poindre la prudence, ainsi qu'une once de compassion.
- Vous êtes donc un pèlerin, je vois. Malheureusement, ici, c'est aujourd'hui un fort militaire occupé, et nous ne sommes pas ouverts aux visiteurs. Je sais que ce n'est pas pareil de seulement rendre hommage au bâtiment depuis l'extéieur, enfin, j'imagine, mais je ne pense pas que ce soit une raison suffisante pour vous laisser entrer. Sinon, vous n'étiez pas obligé de jeter votre matériel à terre comme ça, il aurait suffit de me dire que vous acceptiez de le remettre à nos gardes... J'espère que vous n'avez rien abimé.
La cornue était hésitante. D'un côté, elle ne se voyait pas laisser un homme blessé seul en pleine nuit dans les Maleterres, mais de l'autre... Il ne lui inspirait aucune confiance. Allait-il tenter de les mordre s'ils sortaient essayer de le soigner ? Devait-elle le laisser entrer, quitte à lui faire passer la nuit dans une geôle ? En sachant qu'elle avait peu de chances d'avoir une réponse sincère, elle continua tout de même.
- En effet, il y a beaucoup de choses désagréables dans la région, et j'imagine que votre destination suivante est la Chapelle de l'Espoir de la Lumière, un peu plus loin sur la route. C'est leur spécialité, de lutter contre, là-bas. Mais ça reste loin, avec vos blessures... Dites-moi, une de ces horribles créatures vous a-t-elle mordue ?
- Vous êtes donc un pèlerin, je vois. Malheureusement, ici, c'est aujourd'hui un fort militaire occupé, et nous ne sommes pas ouverts aux visiteurs. Je sais que ce n'est pas pareil de seulement rendre hommage au bâtiment depuis l'extéieur, enfin, j'imagine, mais je ne pense pas que ce soit une raison suffisante pour vous laisser entrer. Sinon, vous n'étiez pas obligé de jeter votre matériel à terre comme ça, il aurait suffit de me dire que vous acceptiez de le remettre à nos gardes... J'espère que vous n'avez rien abimé.
La cornue était hésitante. D'un côté, elle ne se voyait pas laisser un homme blessé seul en pleine nuit dans les Maleterres, mais de l'autre... Il ne lui inspirait aucune confiance. Allait-il tenter de les mordre s'ils sortaient essayer de le soigner ? Devait-elle le laisser entrer, quitte à lui faire passer la nuit dans une geôle ? En sachant qu'elle avait peu de chances d'avoir une réponse sincère, elle continua tout de même.
- En effet, il y a beaucoup de choses désagréables dans la région, et j'imagine que votre destination suivante est la Chapelle de l'Espoir de la Lumière, un peu plus loin sur la route. C'est leur spécialité, de lutter contre, là-bas. Mais ça reste loin, avec vos blessures... Dites-moi, une de ces horribles créatures vous a-t-elle mordue ?
Re: Candidature Lograin
"Vous n'honorez pas les droits de l'hospitalite ici? Si c'est le cas il n'y a plus d'espoir pour personne dans la region, mort ou vivant. Entre les tares fanatiques en rouge et vous qui fermez vos portes aux voyageurs....ou considerez de les abattre"
Lograin haussa les epaules, faisant un vague geste vers les archers.
" Et ironiquement, quelle attention portee a mon equipement! ce sont des armes, des bouts de ferraille. Elles n'ont rien a craindre, tout comme celle qui s'est logee entre mes cotes on dirait. Quelle chance, les voisins immediats sont fous ou morts. A l'epoque, refuser l'hospitalite a un voyageur aurait cause l'indignation de toute la region. Aussi charmant que l'Outreterre, nos fiers royaumes du Nord...."
Lograin entreprit de ramasser ses armes et son sac de voyage, grincant des dents quand les mouvements lui rapellaient sa blessure.
Lograin haussa les epaules, faisant un vague geste vers les archers.
" Et ironiquement, quelle attention portee a mon equipement! ce sont des armes, des bouts de ferraille. Elles n'ont rien a craindre, tout comme celle qui s'est logee entre mes cotes on dirait. Quelle chance, les voisins immediats sont fous ou morts. A l'epoque, refuser l'hospitalite a un voyageur aurait cause l'indignation de toute la region. Aussi charmant que l'Outreterre, nos fiers royaumes du Nord...."
Lograin entreprit de ramasser ses armes et son sac de voyage, grincant des dents quand les mouvements lui rapellaient sa blessure.
Re: Candidature Lograin
Chose assez inhabituelle, l'air affable de la jeune draenei s'effaça de son visage. Elle semblait même fortement contrariée, les sourcils froncés. Elle parla tout de même d'une voix posée, légèrement teintée d'agacement.
- Non, mais, pour qui vous prenez-vous ? Vous débarquer en hurlant des ordres de façon fort malpolie, en pleine nuit, devant nos portes, comme si vous possédiez ce fort. Comme vous dites, la région est hostile, et nous avons eu notre part d'attaques plus ou moins sournoises. Des ennemis tentant d'entrer par la ruse, on ne les compte plus !
Elle prit une grande inspiration en fermant les yeux, cherchant visiblement à se calmer.
- A vrai dire, je veux bien croire que vous n'êtes pas un espion, parce que si c'était le cas, votre stratégie pour entrer ne serait pas très bonne. Nous somme un ordre militaire, il est normal d'avoir quelques garanties avant de laisser entrer un inconnu, surtout en pleine nuit, franchir nos portes. Et si les archers sont sur le qui-vive, c'est moins pour contrer une fourberie de votre part que pour vous protéger en cas d'attaque d'indésirable.
Elle regarda l'homme blessé tenter de ramasser ses affaires.
- Si j'ai bien compris, vous avez annoncé avoir un passé militaire. Ne me dites pas que votre commandant dont je n'ai pas retenu le nom laissait entrer n'importe qui comme dans un moulin dans vos murs, surtout en leur laissant leurs armes ! C'est tout de même la moindre des précautions à prendre.
La cornue soupira, se pinçant la crête du nez entre les doigts.
- Mais ne croyez pas que je prends vos blessures à la légère. Je n'ai pas les moyens de vous soigner à distance, mais je vais aller en référer à des gens d'une autorité supérieure, afin de voir comment traiter votre cas. Si vous acceptez d'attendre un peu, sous la garde de nos archers.
- Non, mais, pour qui vous prenez-vous ? Vous débarquer en hurlant des ordres de façon fort malpolie, en pleine nuit, devant nos portes, comme si vous possédiez ce fort. Comme vous dites, la région est hostile, et nous avons eu notre part d'attaques plus ou moins sournoises. Des ennemis tentant d'entrer par la ruse, on ne les compte plus !
Elle prit une grande inspiration en fermant les yeux, cherchant visiblement à se calmer.
- A vrai dire, je veux bien croire que vous n'êtes pas un espion, parce que si c'était le cas, votre stratégie pour entrer ne serait pas très bonne. Nous somme un ordre militaire, il est normal d'avoir quelques garanties avant de laisser entrer un inconnu, surtout en pleine nuit, franchir nos portes. Et si les archers sont sur le qui-vive, c'est moins pour contrer une fourberie de votre part que pour vous protéger en cas d'attaque d'indésirable.
Elle regarda l'homme blessé tenter de ramasser ses affaires.
- Si j'ai bien compris, vous avez annoncé avoir un passé militaire. Ne me dites pas que votre commandant dont je n'ai pas retenu le nom laissait entrer n'importe qui comme dans un moulin dans vos murs, surtout en leur laissant leurs armes ! C'est tout de même la moindre des précautions à prendre.
La cornue soupira, se pinçant la crête du nez entre les doigts.
- Mais ne croyez pas que je prends vos blessures à la légère. Je n'ai pas les moyens de vous soigner à distance, mais je vais aller en référer à des gens d'une autorité supérieure, afin de voir comment traiter votre cas. Si vous acceptez d'attendre un peu, sous la garde de nos archers.
Re: Candidature Lograin
Le visage de Lograin s’empourpra.
“Pour qui je me prends? Pour un humain, un vivant, et un membre de l’Alliance! La tradition des droits de l’hospitalité etait sacrée dans les royaumes du Nord, et même en Outreterre auprès des tiens… enfin bref le peu que j’ai rencontré la bas!
Un homme déjà désarmé, blessé ne se voit même pas ouvrir les portes d’une communaute de l’Alliance à présent? Que te faut il, que je supplies, que je fasses des salamalecs comme si on était à une auberge dans la ville de Hurlevent? Tu sais très bien ce qui se trouve dans les environs, tu ne crois pas que je suis pressé de trouver de la sécurité et du repos avant de reprendre ma route?
T’ai-je ordonné, comme un être inférieur, de me citer mes chaussures, ou juste dit de m’ouvrir ces foutues portes que vous gardez closes tout en me parlant de m’offrir des soins si je me comportes “bien”?
Ne dois tu pas m’offrir l’hospitalité, et moi le respect.. Si je suis accueilli? Ne connais tu pas nos traditions?
Qu’avez vous à cacher ici pour refuser l’hospitalité à un des votres? Les politiques des factions séparatistes ne m’intéressent pas, mais gardes mes mots en mémoire: si je vous considère comme hostiles à moi ou a l’Alliance, je vous chasserais si l’occasion se présente . Et je vous tuerais comme j’ai déjà tue ces fous zélés qui parlent de la lumière mais ne cherchaient qu’à me brûler vif. Ou, notes bien, oui, ou comme ces morts vivants qui infestent nos terres!”
Mais, si du respect tu veux, je te donnes ma promesse que vos secrets ne m’intéressent pas.
Fais ton choix à présent, obéis, non pas à moi mais à toutes les règles d’humanité. De l’Alliance, ou du respext, et ouvres ces portes, ou laisses moi mourir dehors, ordonnés à tes archers de m’abattre comme un chien. Prends bien garde, car je si je survis….”
Lograin ramassa une de ses haches qu’il pointa de façon menaçante vers les murs. Geste futile, mais provocation due à une colère raisonnable. Lograin, sans surprise, regarda des archers nerveux encocher leurs flèches et diriger leurs armes vers le guerrier.
“Tu me donnes le bénéfice du doute, je ferais de même. Vous essayez de m’occire, je ferais de même. Choisis!”
Sa voix résonna clairement, un dernier appel civil venant d’un guerrier fier et sans complexes.
“Pour qui je me prends? Pour un humain, un vivant, et un membre de l’Alliance! La tradition des droits de l’hospitalité etait sacrée dans les royaumes du Nord, et même en Outreterre auprès des tiens… enfin bref le peu que j’ai rencontré la bas!
Un homme déjà désarmé, blessé ne se voit même pas ouvrir les portes d’une communaute de l’Alliance à présent? Que te faut il, que je supplies, que je fasses des salamalecs comme si on était à une auberge dans la ville de Hurlevent? Tu sais très bien ce qui se trouve dans les environs, tu ne crois pas que je suis pressé de trouver de la sécurité et du repos avant de reprendre ma route?
T’ai-je ordonné, comme un être inférieur, de me citer mes chaussures, ou juste dit de m’ouvrir ces foutues portes que vous gardez closes tout en me parlant de m’offrir des soins si je me comportes “bien”?
Ne dois tu pas m’offrir l’hospitalité, et moi le respect.. Si je suis accueilli? Ne connais tu pas nos traditions?
Qu’avez vous à cacher ici pour refuser l’hospitalité à un des votres? Les politiques des factions séparatistes ne m’intéressent pas, mais gardes mes mots en mémoire: si je vous considère comme hostiles à moi ou a l’Alliance, je vous chasserais si l’occasion se présente . Et je vous tuerais comme j’ai déjà tue ces fous zélés qui parlent de la lumière mais ne cherchaient qu’à me brûler vif. Ou, notes bien, oui, ou comme ces morts vivants qui infestent nos terres!”
Mais, si du respect tu veux, je te donnes ma promesse que vos secrets ne m’intéressent pas.
Fais ton choix à présent, obéis, non pas à moi mais à toutes les règles d’humanité. De l’Alliance, ou du respext, et ouvres ces portes, ou laisses moi mourir dehors, ordonnés à tes archers de m’abattre comme un chien. Prends bien garde, car je si je survis….”
Lograin ramassa une de ses haches qu’il pointa de façon menaçante vers les murs. Geste futile, mais provocation due à une colère raisonnable. Lograin, sans surprise, regarda des archers nerveux encocher leurs flèches et diriger leurs armes vers le guerrier.
“Tu me donnes le bénéfice du doute, je ferais de même. Vous essayez de m’occire, je ferais de même. Choisis!”
Sa voix résonna clairement, un dernier appel civil venant d’un guerrier fier et sans complexes.
Re: Candidature Lograin
Il arpentait, c'était là son habitude, le chemin de ronde à la faveur de la nuit. Fraiche, bien que toujours empreinte d'un certain relent nauséabond, titillant le fond de la gorge à chaque respiration. C'était, comme à l'accoutumée, qu'il inspectait herses et mâchicoulis à la lueur d'un brûle-gueule dont il tirait les bouffées avec force d'application.
Le vieux briscard, gentilnain malgré lui, avançait d'un pas lourd et indubitablement martial. Déformation professionnelle, fruit d'une carrière militaire ayant débutée bien trop d'années auparavant, la démarche stoïque et le maintien éminemment fier malgré un embonpoint notable, Ragthar lança sa lourde cape de fourrure par dessus son épaule, sous les cliquetis de son épaisse cuirasse.
Il continua sa ronde pendant un moment, avant que la placidité de son trajet ne soit interrompue par une cohue qu'il jugea fort malvenue. Ce qui n'était pas sans lui faire monter la moutarde au nez.
Il s'approcha des remparts, se frayant un chemin entre les archers jusqu'à Lishaasi qu'il interrogea d'un regard étonné et qui vira, bien vite, à la circonspection à l'écoute des élucubrations braillées depuis le bas des remparts. Partagé entre le rire et les larmes, son désabusement laissa rapidement place à un amer sentiment de rage lorsque l'énergumène finit par s'oublier sans aucune vergogne.
Le sombrefer, fulminant (littéralement), se hissa afin de pouvoir observer le petit malin qui jugeait bon de menacer une garnison complète. Et le chevalier, dont les campagnes, les faits d'armes et l'éducation militaire ne faisaient, eux, place à aucune forme de doute, scanda d'une voix rocailleuse tandis qu'il fusillait Lograin de ses yeux brûlants :
"Cher messire, il me semble qu'vous partez d'un postulat erroné : celui qu'vous puissiez vous permettre de malmener mes frères et sœurs d'armes, en plus d'menacer une garnison militaire." *fit le nain en insistant fermement sur ce dernier mot, de son accent à couper au couteau*
"Bien qu'vous ne me sembliez absolument pas pourvu du sens commun qui vous permettrait d'comprendre qu'votre comportement relève de l'idiotie la plus totale, j'espère fichtrement pour vous qu'vous disposez néanmoins d'assez d'cervelle pour comprendre ces quelques mots : virez-moi votre tronche d'ici, et allez donc combattre votre seul véritable ennemi : votre propre stupidité !"
Lança Ragthar, avant de tapoter -avec une appréciation qu'il fallait avouer, le fût d'une des énormes batteries d'artilleries que leurs partenaires, les industries Steelwood, avaient fait installer sur les remparts du Beffroi. Et dont les cruelles gueules étaient désormais pointées vers Lograin.
"Si tel n'était pas le cas, mordious ! J'entends bien qu'à défaut de "devoir d'hospitalité", nous vous enverrons deux cent kilos de tradition dans la poire. Vous s'rez libre de débattre d'nos obligations et cultures avec qui de droit, où qu'vous en soyez remis une fois expédié ad patres."
Le vieux briscard, gentilnain malgré lui, avançait d'un pas lourd et indubitablement martial. Déformation professionnelle, fruit d'une carrière militaire ayant débutée bien trop d'années auparavant, la démarche stoïque et le maintien éminemment fier malgré un embonpoint notable, Ragthar lança sa lourde cape de fourrure par dessus son épaule, sous les cliquetis de son épaisse cuirasse.
Il continua sa ronde pendant un moment, avant que la placidité de son trajet ne soit interrompue par une cohue qu'il jugea fort malvenue. Ce qui n'était pas sans lui faire monter la moutarde au nez.
Il s'approcha des remparts, se frayant un chemin entre les archers jusqu'à Lishaasi qu'il interrogea d'un regard étonné et qui vira, bien vite, à la circonspection à l'écoute des élucubrations braillées depuis le bas des remparts. Partagé entre le rire et les larmes, son désabusement laissa rapidement place à un amer sentiment de rage lorsque l'énergumène finit par s'oublier sans aucune vergogne.
Le sombrefer, fulminant (littéralement), se hissa afin de pouvoir observer le petit malin qui jugeait bon de menacer une garnison complète. Et le chevalier, dont les campagnes, les faits d'armes et l'éducation militaire ne faisaient, eux, place à aucune forme de doute, scanda d'une voix rocailleuse tandis qu'il fusillait Lograin de ses yeux brûlants :
"Cher messire, il me semble qu'vous partez d'un postulat erroné : celui qu'vous puissiez vous permettre de malmener mes frères et sœurs d'armes, en plus d'menacer une garnison militaire." *fit le nain en insistant fermement sur ce dernier mot, de son accent à couper au couteau*
"Bien qu'vous ne me sembliez absolument pas pourvu du sens commun qui vous permettrait d'comprendre qu'votre comportement relève de l'idiotie la plus totale, j'espère fichtrement pour vous qu'vous disposez néanmoins d'assez d'cervelle pour comprendre ces quelques mots : virez-moi votre tronche d'ici, et allez donc combattre votre seul véritable ennemi : votre propre stupidité !"
Lança Ragthar, avant de tapoter -avec une appréciation qu'il fallait avouer, le fût d'une des énormes batteries d'artilleries que leurs partenaires, les industries Steelwood, avaient fait installer sur les remparts du Beffroi. Et dont les cruelles gueules étaient désormais pointées vers Lograin.
"Si tel n'était pas le cas, mordious ! J'entends bien qu'à défaut de "devoir d'hospitalité", nous vous enverrons deux cent kilos de tradition dans la poire. Vous s'rez libre de débattre d'nos obligations et cultures avec qui de droit, où qu'vous en soyez remis une fois expédié ad patres."
Re: Candidature Lograin
Lograin hocha la tete, puis ramassa ses autres armes et son sac.
"Il en est ainsi...."
Au nain, a la draenei et aux soldats de garde, qu'il hela une derniere fois.
"Esperons de ne jamais croiser notre chemin..."
Et il reparti.
"Il en est ainsi...."
Au nain, a la draenei et aux soldats de garde, qu'il hela une derniere fois.
"Esperons de ne jamais croiser notre chemin..."
Et il reparti.